vendredi 14 février 2020

La Rhodiole, une plante hors norme



 Nom latin : Rhodiola rosea

Noms populaires : orpin rose, orpin odorant, racine dorée, racine de l’arctique, ginseng de la toundra.
Famille : Crassulacées (Classe : Magnoliopsida)
Rhodiola rosea

Description : On trouve la Rhodilole principalement sur les pentes rocheuses de la Sibérie et des régions froides de l’Asie. Elle se rencontre également à des altitudes élevées (de 900 à 3000 m) en Islande, en Amérique du Nord et même dans les Alpes. C’est une plante vivace mesurant de 10 à 40 cm dont la tige est de 5 à 20 cm. Elle présente des petites fleurs rouges ou jaune sombre de 5 à 8 cm assemblées en corymbes denses. Sa partie souterraine forme un rhizome épais pouvant peser jusqu’à plusieurs kilos. 
      Les racines dorées exhalent un parfum de rose ou de violette.

 Historique : La Rhodiole est utilisée traditionnellement depuis des millénaires en Mongolie, Sibérie et Scandinavie, sa racine était réputée pour augmenter les capacités physiques et psychiques. Catégorisée dès 1947 par  Nikolaï Lazarev, toxicologue russe  comme plante adaptogène (une substance adaptogène accroît de manière générale (non spécifique) la résistance de l'organisme aux divers stress qui l'affectent). Cependant, malgré de nombreuses études expérimentales menées dans les années 70 en Russie et en Scandianvie, la rhodiole est restée longtemps confidentielle et méconnue dans le reste de l’Occident.

 Parties utilisées : rhizome

 Principes actifs : Acides organiques : caféique, chlorogénique ;
   Flavonoïdes : catéchine, proanthocyanidine ; 
  Glycosides phénoliques , p-tyrosol, rosavine, salidroside, rhodionisine, rhodioline, rosin, rosidrine.

 Propriétés générales  associées
- Adaptogène
- Potentiel antidépresseur (augmentation de la biodisponibilité de la sérotonine, dopamin et catécholamines)
-Antioxydante
-Hépato protectrice (toxines chimiques),
-Antianémique, anticoagulante, tonique, fortifiante
-Régulatrice du stress
-Régulatrice de l’équilibre nerveux,
-Immunostimulante.

Formes galéniques : extrait fluide, extrait sec

Selon certains standards de qualité, il est conseillé de préférer des extraits de rhodiole présentant les caractéristiques suivantes : 3% de rosavine et entre 0,8 et 1% de salidroside. Ces concentrations en principes actifs sont équivalentes à celles présentes naturellement dans la racine de Rhodiola rosea.


 Indications , effets recherchés : 


Résistance et adaptation : troubles de l’adaptation avec anxiété (Les études montrent qu’une supplémentation en rhodiole peut avoir des effets bénéfiques sur l’humeur, et ainsi contribuer à combattre les dépressions passagères ou latentes.)
Stimulation des fonctions cognitives
Amélioration des performances physiques, diminution du temps de récupération après un effort intense
Douleurs articulaires dues à la fatigue et à l’anxiété, 
Comportements addictifs (aide au sevrage)


Rhodiola Rosea

De nombreuses recherches ont été effectuées et sont encore réalisées sur les bienfaits de Rhodiola rosea. Parmi ces recherches, plusieurs suggèrent que cette plante aurait également une activité anti-inflammatoire, une action hypoglycémiante, des effets immunomodulateurs et un potentiel anti-âge.


Contre-indications, précautions d’emploi :


Tous les conseils formulés sont diffusés à titre informatif.

Il n'est nullement question de se substituer à un acte médical qui demeure indispensable pour l'établissement d'un diagnostic, qui aura tenu compte non seulement du terrain (votre corps), votre histoire (présente et passée) et des symptômes apparents ou dérivés. Consulter un médecin est indispensable.

-Les prises ne doivent pas dépasser 350 à 550 mg par jour, (infusion, décoction ou poudre en gélules) les cures doivent marquer une pause (7 jours de cure, 7 jours de pause)
-Eviter les prises le soir, peut provoquer des troubles de l’endormissement ;
-En raison d’absence d’études sur le sujet, contre-indiquée pour la femme enceinte ou allaitante ;
-Contre–indiquée pour les personnes présentant une maladie rénale, une cirrhose ou des troubles psychiques de type bipolaire ;
-Ne doit pas être associée avec des médicaments psychostimulants ;

 Interactions médicamenteuses : risques possibles d’interactions avec les substances de type antibiotiques, sédatives, antidépresseurs, antivirales, opiacées, traitement de l’hypertension artérielle.

         Associations bénéfiques :
-Millepertuis : troubles de l’humeur.
Sources
www.santescience.fr
https://www.doctissimo.fr/html/sante/phytotherapie/plante-medicinale/rhodiole.htm
www.laboratoires pileje.fr
Dr Franck Gigon " Les secrets de 50 plantes efficaces  pour me soigner "
Editions de L’Opportun





mercredi 12 février 2020

Pistes de réflexion....

Image par <a href="https://pixabay.com/fr/users/PublicDomainPictures-14/?utm_source=link-attribution&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=image&amp;utm_content=2229">PublicDomainPictures</a> de <a href="https://pixabay.com/fr/?utm_source=link-attribution&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=image&amp;utm_content=2229">Pixabay</a>
" Plus que jamais, il convient de choisir entre les énergies de mort et les énergies de vie.
Ce qui n'existe pas dans la nature ne peut être reconnu dans les organismes vivants. 
Tout soulagement provisoire par des artifices chimiques aboutit souvent à un abonnement médical à vie, ou à un échange avec des maladies plus graves. "

In : Michel Dogna "Prenez votre santé en main" Guy Trédaniel Editeur 5éme édition 2009 page 6

dimanche 2 février 2020

Cycle menstruel et alimentation

Quelle alimentation adopter avant, pendant et après ses règles ?

Article publié dans Femme Actuelle/Santé
sur les conseils de Candice Levy, naturopathe spécialiste du féminin.


Une bonne alimentation aide à mieux vivre le cycle menstruel. Quels produits favoriser ? Quand et comment s’y mettre ?
Sophrologie, shiatsu, huiles essentielles… De nombreuses solutions douces existent pour réduire les douleurs menstruelles. Mais un élément est souvent oublié alors qu’il a le pouvoir d’apporter un mieux-être et d'amoindrir les symptômes prémenstruels: l’alimentation.

❡Quelle alimentation avant le début des règles ?

L’alimentation a une influence sur les hormones.
Il s’agit donc “d’alléger les repas une semaine avant les menstruations et de favoriser les aliments que l’on qualifie d’hypotoxiques : ils renferment peu de toxines et sont donc facilement digérés”, Cela permet de mieux vivre le cycle menstruel et les symptômes qui l’accompagnent (douleurs, fatigue, sensibilité…).

Cette habitude est également bénéfique pour les femmes sujettes aux maux de ventre liés à des problèmes digestifs (constipation, diarrhée, aérophagie…). L’idée est de “soulager les fonctions d’élimination du système digestif”.

❡ Pour ce faire, il faut :

Eviter la surconsommation de protéines et de produits laitiers, surtout le soir. Ils sont difficiles à digérer. 
Misez plutôt sur la vitamine B9 que l’on trouve dans les légumes verts, le chou kale, les brocolis ou les épinards et les aliments riches en fer (spiruline, chocolat noir, germes de blé, persil, légumineuses). 
Pour les femmes qui mangent de la viande, vous pouvez consommez un peu de viandes rouges, des palourdes ou des sardines.

❖ Consommer des fibres : elles améliorent le transit et permettent à l’organisme de mieux éliminer les toxines. On en trouve dans le son de blé, les céréales complètes, les haricots blancs, les figues séchées ou les pruneaux.

Opter pour l’oméga 3 : ces acides gras stabilisent l’humeur et aident à prendre soin de la peau. Cachés dans les graines chia, le lin ou le poisson, ils sont très importants pour le système nerveux car ils agissent comme anti-inflammatoire.

❖ Miser sur le calcium : s’il est très présent dans les produits laitiers, on le trouve également dans l’alimentation végétale: noix, céréales complète, choux kale, algues fraîches.

 Ne pas oublier le magnésium : c’est un anti-stress naturel essentiel à l’organisme. Le magnésium est connu pour ses propriétés de relaxation générale et permet de gérer les douleurs en bas du ventre. Il est également conseillé pendant la grossesse.

❖ Favoriser la cuisson vapeur ou à l'étouffée. Si certains groupes d’aliments sont à préconiser, la cuisson peut également influer sur les syndromes prémenstruels. La cuisson vapeur ou à l'étouffée permet de conserver les micro-nutriments.

 Favoriser les les aliments réchauffants. “Je conseille de consommer des aliments réchauffants plutôt que des produits froids. Les femmes sont souvent plus frileuses lorsqu’elles vont avoir ou ont leurs règles. Pensez ainsi à ajouter du gingembre, du curcuma, de la cannelle à vos plats ou à préparer un dal de lentilles, une soupe de courges.


❡ Que manger pendant les règles ?

Fibres, oméga-3... Cette alimentation est dite anti-inflammatoire. Elle est très bénéfique même pendant les règles, où un phénomène inflammatoire est responsable des douleurs. L'idée est donc de continuer sur cette même lancée tout au long des menstruations. Pour les personnes qui présentent des risques d'anémie, pensez à favoriser, pendant les règles, une alimentation riche en fer (abats, viandes rouges, volailles, produits de la mer, cumin, spiruline...).

❡ L'alimentation après les menstruations

Une fois les menstruations terminées, vous pouvez reprendre votre alimentation habituelle, en veillant tout de même à ce qu'elle soit équilibrée et variée. Avec ces bonnes habitudes alimentaires, les premiers effets seront visibles dès le troisième cycle.